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Calendrier 2009

Le livre d'or

26.05.2009

20.11.2008

17.10.2008

Les animateurs

Introduction

3. Réalisation des machines de série

 

Sur la base des prototypes dont on a évoqué ci-dessus les diverses particularités, la réalisation des machines de série s'est déroulée de 1975 à 1980.  

 

La structure de la locomotive comprend donc une caisse autoportante (d'une seule partie) et qui repose sur 3 bogies de deux essieux moteurs chacun (Bo'). A chaque extrémité se trouve une cabine de conduite et l'équipement de toiture comprend deux pantographes unijambistes et d'un disjoncteur principal de type DBTF. Nous voyons ci-après comment la machine est constituée.

 

 

4. Partie mécanique

 

Comme expliqué ci-dessus, la caisse repose sur 3 bogies. Ceux-ci sont constitués d'une structure de longerons soudés. Les moteurs de traction (2 par bogie) sont suspendus et transmettent le couple aux essieux par l'intermédiaire des roues dentées et de l'entraînement à ressorts BBC. Ce système ingénieux est identique à celui monté sur les Re 4/4 II/III. Le couple est transmis du pignon de l’axe du moteur à une grande roue dentée (rapport 1 : 2,667). Cette dernière est montée sur des roulements à rouleaux et n’est pas solidaire  de l’axe de l’essieu. La grande roue dentée est munie de 10 encoches qui sont les points d’attaque des bras d’entraînement, solidaires au moyeu de la roue. Les à-coups sont atténués par des silentblocs.

 

Les essieux sont munis d'un système d'orientation qui améliore l'inscription dans les courbes et diminue l'usure des essieux et du rail.

 

Un système appelé "accouplement transversal élastique" permet lui aussi d'améliorer le passage des bogies dans les courbes. Lorsque le premier bogie arrive dans la courbe, un système à timons pré-oriente les bogies suivants dans le but de diminuer l'effort rail/roue, donc de résoudre en partie le problème des contraintes mécaniques sur la voie.

 

Chaque bogie est relié par le système appelé de "traction basse" qui transmet leffort de traction entre les bogies et les éléments de choc et de traction. Ces barres fixées en dessous des bogies permettent de ramener exactement au niveau du rail le point d'attaque (théorique) de l'effort de traction. Ce principe déjà élaboré pour les machines Re 4/4 II/III a pour effet d'automatiquement empêcher le déchargement d'un essieu par rapport à un autre. Sur les Re 4/4 I, on avait monté un système d'égalisation de la charge des bogies grâce à des vérins pneumatiques commandés par le mécanicien depuis les cabines de conduite.

 

La caisse repose sur les bogies par l'intermédiaire des ressorts de suspension (nommément appelée suspension secondaire). Le système pneumatique a été abandonné de façon définitive. La solution la plus simple étant d'avoir monté sur le bogie médian des ressorts plus "souples" que sur les deux bogies extrêmes. En parallèle, il a été monté des amortisseurs hydrauliques et pneumatiques afin d'assurer un recentrage automatique de la caisse dans les voies droites. De plus, il donne au bogie central la possibilité de rester mobile latéralement.

 

 

5. Partie électrique

 

En partant depuis la caténaire (15 kV 16 2/3 Hz) et via l'équipement de toiture, le courant vient alimenter le premier transformateur. Celui-ci est nommé transformateur de réglage. L'enroulement de type autotransformateur permet d'alimenter les 32 touches du graduateur jusqu'à une tension de 25kV. Cette tension permet ensuite d'alimenter le deuxième transformateur (de puissance) qui fournira les tensions utiles directement aux 6 moteurs de traction via les circuits de puissance (inverseurs / contacteurs-séparateurs). Le fait d’avoir deux transformateurs est une obligation exigée par la répartition du poids dans la machine ainsi que des impératifs du volume intérieur.

 

A noter que chaque moteur de traction possède son propre contacteur-séparateur ainsi que d'un inverseur de sens de marche et de passage en frein électrique. Le principe du frein à récupération est simple : il s'agit d'un système mettant en parallèle d'une batterie de condensateurs avec les six moteurs de traction couplés eux-mêmes en série. Le tout permet de faire restituer à la caténaire un courant produit par l'ensemble des moteurs. Ce système est différent du principe appliqué sur les machines à courant monophasé et qui utilisent l’un des moteurs de traction comme excitatrice pour le champ d'induction des autres moteurs travaillant en récupération.

 

 

Auxilliaires

 

Dans les auxiliaires, on entend les éléments qui permettent d'assurer le fonctionnement de la locomotive grâce à des éléments alimentés en tension 220 V. On y trouve pêle-mêle le compresseur, la ventilation, la pompe à huile de refroidissement ou la charge des batteries. La ventilation est conçue pour que tout l’appareillage de puissance soit correctement tempéré. Au vu des services rudes de la machine, on a trois groupes de ventilation. Outre le service de « rafraîchissement », elle permet d’entretenir une surpression dans tout le compartiment machines afin de diminuer la présence de poussière.

 

Il est encore à noter que la Re 6/6 possède une gestion électronique des systèmes antipatinage, graduateur et de l'unité centrale.

 

La surveillance de tous les éléments principaux est également assurée par un tableau électronique qui gère et assure leur protection.  (Protection des moteurs de traction,  courant ligne de train, tension nulle, etc..). C'était l’une des premières utilisations de l'électronique dans une locomotive. Utilisation qui sera suivie dans les Re 4/4 II des séries 11300 à 11397 mais d'une manière quelque peu différente.

 

Dans le cas des modifications apportées aux machines, signalons que 32 machines de la série numérotées 11657 à 11688 ont été équipées depuis le mois de janvier 2000 du système de télécommande par radio des locomotives nommé "LOCOTROL". Il permet la télécommande de machines pour des tronçons comme le Gothard, où la configuration de la ligne nécessite l'adjonction de machines de pousse pour les trains lourds.  

 

Au niveau de la commande multiple conventionnelle de type IIId, la Re 6/6 peut être mise en UM avec des machines de sa propre série, des Re 4/4 II/III, des Re 4/4 IV (lors de leur service aux CFF) et, plus proche de nous, avec des Re 465.

 

Les services exigeants devenant de plus en plus poussée, les machines sont souvent engagées sur l’axe du Gothard en unités nommées « Re 10/10 », soit une Re 4/4 II/III et une Re 6/6.

 

Avant de clore ce chapitre, la machine possède les systèmes de sécurité usuels, à savoir l’appareil d’arrêt automatique (INTEGRA), l’appareil de sécurité (mort-homme) et le ZUB.

 


 

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